Préparation

Avant de s'embarquer dans une telle entreprise, il faut prévoir un stade de préparation, que ce soit au niveau de l'équipement ou de l'itinéraire.

Comme nous avions opté pour la bicyclette, il fallait avant toute chose s'occuper du matériel.
Après une recherche sur internet, source incroyable d'information en tout genre, le choix du vélo fut vite limité entre www.koga.com et VSF Fahrradmanufaktur.

Notre choix se porta rapidement sur le TX800 http://www.fahrradmanufaktur.de/nl/producten/expedition/tx-800-shimano-deore-xt-30-versnellingen/ qui a les avantages suivants:
  1. Freins MAGURA
  2. 30 vitesses au lieu de 27
  3. Pneus Schwalbe anti-fuites
  4. Coût inférieur
Lors de la commande, quelques modifications furent apportées au niveau des plateaux du pédalier et de la cassette arrière, ainsi que des pédales (je tenais absolument à avoir des pédales à clic pour grimper les côtes).

Le moyen de locomotion c'est bien mais il faut aussi pouvoir emporter tout son habillement et tout le nécessaire avec soi, donc nous avons opté pour les sacs hermétiques Ortlieb http://www.ortlieb.de/p-liste.php?ptyp=packsack&lang=en.

Comme je ne souhaitais pas emporter 36.000 cartes dans nos bagages, je me suis mis en quête de trouver un GPS et l'Edge 800 de Garmin me semblait une bonne solution.

Une fois tout notre matériel à disposition, nous avons préparé tout ce dont nous pensions avoir besoin pour un galop d'essai, un tour de Belgique de +-750kms au départ de Bruges en passant par Bastogne.
Nous avions prévu de rouler +-70kms par jour, donc nous étions partis pour 10jours.

En septembre 2012, nous avons donc rempli nos sacs (2 avant + 2 arrière + sacoche de guidon) avec tout ce que nous avions prévu d'emporter pour cet essai non pas grandeur nature mais bien poids nature...

Après 1 jour d'utilisation, le GPS a rendu l'âme suite, semble-t-il à une recharge de la batterie interne par secteur. Heureusement qu'il y avait une solution de secours, à savoir la liste de tous les villages traversés par notre itinéraire.

Dans nos bagages, nous avions aussi prévu un sac de couchage requis dans les auberges pour pèlerins.
A la dernière minute, nous avons décidé de prendre la tente et les matelas gonflables.

En dehors du problème de GPS, notre essai fut concluant et nous étions de retour après 9 jours ce qui nous faisait une moyenne de 83kms/jours, mieux que ce que nous avions prévu, malgré les grimpettes qui n'ont pas manqué de nous ralentir.

Quelques conclusions furent tirées de notre expérience:
  1. Il fallait nous garantir une autonomie électrique si nous voulions pouvoir utiliser la tente plusieurs jours de suite car pas mal d'accessoires consomment de l'énergie comme les appareils photos, le GPS, le téléphone ou le Smartphone, le rasoir électrique...
  2. Un marteau ou maillet est nécessaire pour planter les piquets de la tente sans les plier, car on ne trouve pas toujours une pierre adéquate dans le coin.
Après plusieurs recherches sur internet, la solution de l'autonomie fut trouvée grâce à l'utilisation de la dynamo (de moyeu ou de pneu) qui est connectée à un petit appareil génial USB2BYK USB2BYK : Régulateur - chargeur USB pour dynamo de vélo.
A la sortie de cet USB2BYK on branche un câble USB standard ce qui permet de charger soit le GPS, soit le Smartphone ou tout autre appareil rechargeable par connexion USB.
Pour les batteries Li-ion des appareils photo ou autres, on peut brancher sur le câble USB un autre petit appareil génial, le PIXO C-USB Universal-Ladegerät (permet aussi de charger 2 piles AA ou AAA).
Ces deux petits bijoux très légers me permettent donc d'être complètement autonome au point de vue énergie électrique.

Entretemps, beaucoup de déboires avec mon Edge800 m'ont donné l'occasion de l'échanger pour le Montana 600 de Garmin qui a entre autres avantages une plus grande autonomie d'utilisation car en cas de manque d'énergie il suffit de remplacer la batterie interne par 3 piles AA que l'on trouve partout en cours de route.

Le parcours a été inspiré des traces GPX que l'on trouve sur http://www.compostelagenootschap.be/Article.aspx?Id=516 et à partir de GoogleMap ainsi que du logiciel BaseCamp de Garmin.
Cette partie de la préparation fut la plus longue et a nécessité pas mal d'heures passées derrière l'écran du PC.

Un aspect important est l'obtention de la lettre de créance de Compostelle, document fourni par plusieurs confréries et qui vous donne l'accès aux auberges de pèlerin.
Il faut aussi obtenir le carnet servant à l'apposition du cachet à chaque étape afin de prouver que vous avez bien parcouru la distance minimale requise pour obtenir la "Compostela", sorte de diplôme.
Ce cachet "tampon" en espagnol, peut être obtenu au bureau de police de la mairie ("Ayuntamiento"), dans les églises, cathédrales, basiliques ou encore dans les hôtels où vous séjournez.

En Espagne, vous pouvez trouver le gîte dans les nombreuses auberges de pèlerins  "Albergue" qui sont renseignées sur http://www.jacobeo.net/ dans la section "Albergues y otros alojamientos". On peut y passer la nuit la plupart du temps pour une somme modique, voire gratuitement ou encore suivant votre bon cœur.
Il faut savoir que vous avez droit à un lit superposé sur lequel vous devez impérativement poser votre sac de couchage. On reçoit rarement une protection du matelas et de l'oreiller.
Ces auberges disposent d'un ou plusieurs dortoirs avec un nombre variable de lits par chambre (2 à Alfaro, 80 à Burgos) ce qui peut vous empêcher de dormir si vous éprouvez des difficultés à vous endormir. Les inconvénients classiques sont les ronflements, les conciliabules, les va-et-vient vers les toilettes et les fouilles dans les sacs accompagnés du bruit des tirettes.
Bien entendu, les toilettes et les douches sont communes, donc leur état de propreté est directement proportionnel au nombre de pèlerins présents.
Une chambre d'hôtel est certes plus confortable et vous garantit un meilleur sommeil mais vous n'avez pas ce contact avec les autres pèlerins; le marcheur pourra plus facilement communiquer avec les autres durant son voyage tout en marchant, ce qui est plus difficile pour ceux qui optent pour le vélo car on ne peut pas dans la grosse majorité des cas rouler à deux de front.

Le choix de la période est fonction des disponibilités de chacun. Etant pensionné et prépensionnée, nous n'avions pas de contrainte de temps. Mon seul critère pour choisir la date de départ fut la chaleur. Sachant que nous avions 2.900kms à parcourir pour l'aller et 2.400kms pour le retour, en nous réservant quelques jours de repos pour visiter certaines villes, et devant être rentrés pour pouvoir remplir notre déclaration d'impôts, fin juin était la date butoir. En tenant compte de tous ces éléments, nous avions choisi la date du 13/03/2013 (un maximum de chiffres 3). Nous disposions donc de 110 jours, ce qui nous faisait 48kms par jour chaque jour, distance que tout un chacun est capable de couvrir en vélo sur un jour.

C'est sur base de ces 48kms obligatoires par jour que j'ai pu aussi décider que nous serions à Cabrières d'Avignon où demeure mon vieil ami François à qui je souhaitais rendre visite.
La prochaine date butoir était le 03/04/2013 où je devais arriver à Figueres pour une injection d'Avastin dans l'œil; en effet l'état de mon œil gauche atteint de DMLA avait empiré juste avant notre départ. La 3ème date butoir était le 13/05/2013 à Oviedo pour une deuxième injection.
Comme je voulais être à Cabrières vers le 25/03, finalement nous avons décidé de partir le 10/3 au lieu du 13/03 et bien nous en prit comme vous pourrez le lire plus tard.

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